Champs Résiduels — Tenir l'horizon

Il y a des moments en atelier où la peinture se dépose en une ligne.

Un horizon apparaît. non pas planifié, mais trouvé.
Il tient la surface en place. Il sépare, mais relie aussi.

Les Champs Résiduels naissent dans ces moments.

Après avoir travaillé sur une toile plus grande, ce qui reste sur la spatule est recueilli et prolongé. Le même geste continue, mais dans un espace plus restreint.

Rien n’est ajouté. Rien n’est reconstruit.
Le geste trouve simplement un autre endroit où se poser.

Dans ce groupe, les œuvres penchent vers la structure.
Les lignes traversent la surface avec stabilité.
Les contours demeurent visibles.
Le champ reste ancré.

Elles sont petites, mais pas secondaires.

Chacune est complète, une continuité discrète du même souffle.