April Sky débute par une série de couches fluides et ouvertes—une surface où la couleur peut circuler librement avant que la structure ne s’installe.
Dans les premières étapes, la peinture est moins définie. Le pigment est laissé en mouvement, se déposant et interagissant pour créer un champ d’énergie plutôt qu’une composition fixe. Ces couches initiales établissent une dynamique qui demeure présente dans l’œuvre finale.
Au fil du développement, certaines zones se stabilisent tandis que d’autres sont adoucies ou partiellement recouvertes. Le processus oscille entre contrôle et relâchement, permettant à la composition d’émerger par accumulation plutôt que par construction directe.
Ce qui reste visible dans la peinture achevée ne représente qu’une partie du parcours. Les états antérieurs continuent d’influencer la surface, même lorsqu’ils ne sont plus entièrement perceptibles.
Parallèlement à ce processus, certains fragments de ces premières couches donnent naissance à de nouvelles œuvres.
L’image présentée montre une des premières couches de April Sky, accompagnée du début d’une peinture de la série Residual Fields développée à partir du même langage de surface.
Alors que les œuvres GeoFlora se déploient en expansion—ajoutant densité, mouvement et profondeur spatiale—les peintures Residual Fields évoluent dans le sens inverse, en réduisant l’image à ses éléments essentiels.
Ces deux approches demeurent liées par un même point de départ.